Léon Gontran Damas

Une Catalogue Damas 04_09_2015

Léon Gontran Damas, poète maudit ? C’est à croire…

De la prime enfance bousculée par l’absence aux désillusions qui traversent son destin de poète, de politique et d’homme tout simplement, Damas semble incarner l’ombre plus que la lumière, en Guyane plus qu’ailleurs.

Il faut saluer le travail constant de l’Association des amis de Léon-Gontran Damas (ASSALD) et la promotion du poète par Madame Christiane Taubira, Ministre de la justice et Garde des Sceaux.

Alors qu’il avait, semble t-il, de nombreux ouvrages en réparation (une biographie de son ami le poète africain américain Langston Hughes, des contes, un essai et le recueil Mine de riens), Damas cesse de publier plus de 10 ans avant sa mort.

La parole désenchantée si prégnante dans Black Label n’annonce t-elle pas déjà le silence dans lequel il va s’enfermer ? Trop souvent réduite aux standards de la Négritude, sa poésie, loin d’avoir vieilli, conserve intacte sa force subversive, sa modernité musicale.

Tout s’achève ce 22 Janvier 1978 lorsque Léon-Gontran Damas succombe à Washington des suites d’un sarcome de la langue ayant évolué en cancer de la gorge. Étrange destinée d’un «marqueur de paroles», dont le début et la fin de l’existence sont sanctionnés par des empêchements à dire. Gageons que cette biographie aura un prolongement dans des études renouvelées de l’œuvre de Damas.

ISBN 978-2-918565-20-8  – 12€


Vue dans la presse

Outre-mer première

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